7ème... ciel ? - Valentin Belaud
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7ème… ciel ?

Une belle journée de compétition qui se termine, durant laquelle j’ai donné le meilleur. Et, il y a eu meilleur ! Je suis content d’attaquer cette saison avec cette compétition, de la manière dont je l’ai abordée et de ce que j’y ai mis, c’était top.
Le matin, une natation frigorifique. Moi qui suis de nature frileuse, s’élancer pour un 200m dans le froid n’était pas prévu et j’y perds quelques plumes. Pas sur la manière, ni sur la construction de ma natation, mais sur mon relâchement que je n’ai pas trouvé.
L’escrime elle, s’est construite dans la continuité de celle de ma qualification et c’est une superbe nouvelle. Moi qui suis habitué à des turbulences avec des hauts et des bas, je peux dire aujourd’hui que je trouve mon équilibre dans mon travail et l’évolution de mon jeu. C’était un plaisir de jouer, batailler et l’emporter sur l’adversaire du jour. Le bonus, le travail que je réalise sur l’optimisation de mes gestes avec Armelle prend forme et je peux maintenant tenir l’intensité de toute l’épreuve sans me faire mal et surtout en économisant de l’énergie pour la fin de journée.
En équitation, comme tous les ans, il fallait avoir le bon Spirit et éviter de tirer un chameau pour s’éviter un parcours difficile.
Et, Spirit mon cheval était là avec son numéro 1. Un bon tirage comme on dit mais ça ne fait jamais tout. Une fois en mains, il faut mettre son équitation en place pour franchir le parcours. Quel pied j’ai pris jusqu’au 11ème obstacle, jusqu’à cette barre que j’ai fait tombé par fatigue d’attention.
Cette belle journée me plaçait idéalement pour l’épreuve de combiné, mon épreuve fétiche, mon épreuve forte.
Mais c’était sans compter sur la fatigue qui pointait son nez…
Je vous avoue que j’aurais bien arrêté après 15 minutes d’échauffement car je n’avais plus de fuel, et comme je suis à l’électrique… les batteries mettent longtemps à charger… Je suis en phase d’essai pour allonger la durée d’utilisation.
Après 20 ans de pentathlon, la fatigue ? Vous vous dites que je devrais savoir la gérer. Alors je vous amène dans le haut niveau pour vous expliquer.
L’intensité que je mets aujourd’hui sur mes épreuves est nouvelle, elle s’aiguise, elle s’affine. C’est le travail que je mets en place avec Meriem, ma psychologue, qui est le plus difficile à tenir.
Pour y parvenir comme aux derniers championnats du monde il faut des heures et des heures de travail et de repos. L’un et l’autre, l’un après l’autre, une recette magique au gramme près que j’améliore de compétition en compétition, chaque saison pour trouver la meilleure combinaison. 7e hier, j’ai hâte de vous apporter des médailles, de vous emmener avec moi au 7e ciel, sur le toit de l’Olympe, mais pour construire une grande performance il faut du temps, alors un peu de patience. Dans trois semaines, prochaine étape de coupe du monde à Sofia, en Bulgarie.
D’ici là, après avoir décollé à 2h du matin, je vais fusionner avec mon canapé pour récupérer.
Mille mercis pour vos encouragements et vos belles ondes, cela m’aide à repousser la fatigue et à être encore meilleur.
Bonne fin de weekend.