J'aurai ma compétition idéale - Valentin Belaud
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J’aurai ma compétition idéale

Voilà, 3 jours de Thalasso à l’île de Ré et je me sens prêt.
Je me suis régénéré à l’air marin et on a pu avec chérie nous retrouver dans un nouveau cadre.
Se lever et contempler la mer, rien de plus beau et d’inspirant.
Cette masse d’eau qui inexorablement, vague après vague, tente de monter toujours plus eau sur la plage, juste à l’image de ma quête.
Car je vous le dis, c’est inéluctable, je serai un jour en haut de la plage, de ma plage, à ma place.
Revenons tout d’abord sur cette compétition à Budapest. J’y ai beaucoup appris. J’ai surtout compris que la tête sans le corps, ça ne fonctionne pas. En effet, quelques jours avant la compétition, j’ai effectué des exercices de musculation que je n’avais pas l’habitude de faire type Cross Fit qui m’ont causé de belles contractures aux bras et bouffé énormément d’énergie avant d’entamer la compétition.
Nelson Mandela disait « soit on gagne, soit on apprend ». J’ai donc payé cher pour apprendre.
Mais à tout bonne chose malheur est bon, j’ai pu mettre à jour une vraie faille sur mon épreuve de combiné, au tir plus précisément.
Je veux être le meilleur dans cette dernière épreuve du Pentathlon, mais je ne la maitrise pas encore parfaitement. Je ne dois pas me cacher cette vérité. Je fais du tir depuis des années, mais je ne maitrise pas encore cet art. Et je le dois absolument pour jouer dans la cour des grands, c’est indispensable.
Alors mon travail va évoluer. Je préfère que ma saison soit modifiée plutôt que de partir dans ma quête olympique sans avoir réglé ce point. D’autant que je sais pouvoir compter sur des personnes formidables autour de moi pour aller chercher la meilleure manière de maitriser ce tir et faire la différence sur cette épreuve.

Le travail que je mets en place en escrime et en équitation porte ses fruits et je sens que je passe plein de caps dans ces deux épreuves.
Et bien je vais avoir trois mois pour mettre ça en place au tir, et comme je le fais en escrime, je pense que je ferai une ou deux compétitions Laser Run (combiné) pour affiner les réglages.
Ainsi va la vie d’un pentathlète, il travaille tous les jours pour avancer mais les progrès dans chaque discipline ne se font pas à la même vitesse. Il faut être patient pour faire la compétition idéale.
C’est elle que je vise et l’idéal serait que cela arrive début août pour les Championnats d’Europe en Angleterre voire aux Championnats du Monde début septembre en Hongrie. Car ça sera alors le début pour moi de la qualification olympique, retardée.
Je me répète en boucle à l’entrainement cette phrase de Xavier Dolan : « tout est possible à qui rêve, ose, travail et n’abandonne jamais ».
Cette contre-performance de Budapest, engendre un stressant contretemps dans ma qualification olympique, mais comptez sur moi pour être prêt le jour J.
Habituez-vous aussi à ce qu’il y ait encore d’autres rebondissements tout au long de ma préparation, je n’ai jamais fait de saisons linéaires. Certes, ce serait plus simple mais beaucoup plus ennuyeux, pas vrai ?

J’ai été champion du monde, et je sais comme la victoire est plus simple à gérer, à digérer, mais les échecs sont riches en apprentissage,
et toutes ces expériences font ce que je suis et me permettront d’être fin prêt le jour J.
Le sport c’est la vie. On peut tomber, mais il faut se relever. Le plus important est de ne jamais arrêter d’avancer, à l’image de ces vagues de l’Ile de Ré qui n’arrêteront jamais de vouloir monter plus haut sur la plage. A chacun ses montagnes, ses ascenseurs émotionnels. Moi je suis un homme heureux, qui croque la vie à pleine à dents, qui vit à fond ce qui se présente à lui, mais qui n’oublie surtout pas que d’autres mènent des combats bien plus durs. Permettez-moi d’avoir une pensée sincère pour Claudine à laquelle j’envoie toute ma force afin que très vite tout le monde reprenne sa place, dans le meilleur des mondes.