Je reste officiellement champion du monde - Valentin Belaud
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Je reste officiellement champion du monde

C’est le cœur lourd que je vous dois la vérité… Je vais être « obligé » de rester champion du monde un an de plus. Un an de plus à rester numéro 1. La vie s’acharne sur moi et mes partenaires avec lesquels nous allons devoir résister à cette pression en Or 😂.
J’ai en effet appris ce matin l’annulation officielle des Championnats du monde qui devaient se dérouler à Cancun fin novembre. Depuis Juin j’avais l’intime conviction qu’ils n’auraient pas lieu au vu de la situation sanitaire. Et, en pentathlon on ne peut pas encore organiser une compétition complète virtuelle, en ligne. Un jour peut-être, dans quelques années ça sera possible (affaire à suivre…).
C’est pourquoi j’ai pris un mois complet de vacances cet été, en suivant mon intuition. Et, j’ai bien fait d’en profiter!
Notre prochaine compétition aura donc lieu dans… 25 semaines. 25 semaines de travail avant de décoller pour Budapest, cette même ville qui souvenez-vous m’avait sacré 😉.
29 semaines même, puisque depuis un mois maintenant j’ai bien repris le chemin de l’entraînement, et ça fait mal. La fatigue est présente presque tout le temps.
J’augmente mes charges d’entraînement dès que mon corps les supporte, et pour l’instant je les augmente toutes les semaines.

Pas de burn-out pour autant à l’horizon, mais des week-ends très calmes. Et le temps a aussi son incidence. Cette grisaille des derniers jours motive encore plus mes siestes l’après-midi. Le plus dur pour moi c’est de reprendre le rythme, pas sur une semaine, mais sur la longueur. J’y vais progressivement et je m’accroche car c’est une question de rythme et dans un mois ce sera réglé, on en parlera plus. Au-delà des entraînements qui sont bien chargés, il y a toutes les routines de mon quotidien auxquelles je dois veiller. L’alimentation, la récupération et toutes les nouvelles missions que je dois intégrer à ma préparation.
La vie d’un sportif de haut-niveau aujourd’hui ne se résume plus simplement à l’entraînement.

C’est une façon de vivre au quotidien, et ce sont ces valeurs que j’essaie aussi de transmettre à mon niveau aux jeunes du club et à toutes les personnes qui m’entourent. C’est cet environnement tout autour de moi qui reprend la danse. Et pour remporter des compétitions il nous faut une belle harmonie. C’est donc un travail de tous les instants pour et rester motivé et garder en haleine tout ce petit monde.
Alors que la nature s’endort tranquillement en automne pour se reposer tout l’hiver, il nous faut redoubler d’énergie pour combler ensemble ce manque de lumière avec les nôtres. Cette lumière ce matin, elle est venue de mon entraîneur d’escrime, Daniel Levavasseur, 73 ans et toujours aussi inspirant.

Belle semaine ensoleillée à tous,
Val