La Flamme du printemps - Valentin Belaud
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La Flamme du printemps

Tôt ce matin en ce jour de printemps, à 121 jours de la cérémonie d’ouverture, la flamme olympique est arrivée au Japon, apportant avec elle son message de paix et d’espoir. Elle a été acheminée en avion spécial depuis Athènes sur la base aéronautique de Matsushima.

C’est le triple champion olympique de judo Tadahiro NOMURA et la triple championne olympique de lutte Saori YOSHIDA qui ont brandi la torche à la sortie de l’avion sur la même musique qui avait été jouée lors de la cérémonie d’ouverture des jeux de Tokyo 1964.
La flamme va rester quelque temps dans cette région du Japon, au nord de Tokyo, qui avait été durement frappée par l’un des Tsunami des plus dévastateurs il y a 9 ans.
Clin d’œil non prémédité de l’histoire humaine, au moment même où une grande partie du monde se confine pour lutter contre une autre tragédie, un virus dévastateur.
Et la flamme dans tout ça ? Et les Jeux ?

Pour Sebastian Coe, le Président de la fédération internationale d’athlétisme, il ne faut pas prendre de décision précipitée sur leur tenue.
Pour lui, le report en septembre ou octobre peut aussi être une possibilité pour accueillir 10 000 athlètes venus du monde entier et bien plus de spectateurs. L’annulation ou le report à 2021 est aussi une option pour assurer la sécurité sanitaire de tous et ne pas risquer de relancer une épidémie.
C’est dans cette incertitude que Valentin et tous les autres continuent de s’entrainer, de se préparer. En silence, les états d’âme en veilleuse face à la douleur des malades, au quotidien confiné des familles, et à l’inquiétude du monde du travail dans une économie excessivement ralentie.
La question de la tenue d’épreuves sportives peut nous apparaître alors bien dérisoire en ce moment, mais au fond de nous la flamme ne s’est pas éteinte. Elle sommeille et n’attend que la fin de la pandémie pour se rallumer et nous embraser de passion. Un peu comme la nature attend la fin de l’hiver pour reverdir le 20 mars, jour du printemps.