La Gazette des Jeux : Pas d’annulation ni de report, mais pas de public ?

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a annoncé aujourd’hui une prolongation d’un mois de l’état d’urgence face à la pandémie mis en place début janvier dans plusieurs départements du pays (dont Tokyo et sa grande banlieue) pour une durée initiale d’un mois.
Un durcissement des conditions d’accès au Japon pour les non-résidents a déjà forcé le report de plusieurs événements sportifs, dont une épreuve-test de natation synchronisée servant aussi de tournoi de qualification olympique, décalée à début mai alors qu’elle devait se tenir début mars. Pourtant, Yoshiro Mori, président du Comité d’organisation, a insisté lors d’une réunion entre le comité Tokyo-2020 et des responsables du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon, « Nous devons dépasser les débats sur le fait de les tenir ou pas. La question, c’est de savoir comment nous les organiserons, réfléchissons à cette occasion à un nouveau genre de Jeux olympiques ».

Si le relais de la flamme olympique à travers le Japon est lui maintenu et doit toujours débuter le 25 mars, Il n’est donc pas impossible que pour la première fois dans l’histoire, les Jeux olympiques (23 juillet au 8 août) suivis des Jeux paralympiques (24 août au 5 septembre) se déroulent sans spectateurs, ou avec un nombre très réduit.
Des associations de médecins japonais ont ainsi appelé les organisateurs à limiter le nombre de spectateurs, soulignant que le système de santé japonais a été surchargé lors de la vague d’infections en cours. Et ce alors que le Japon n’a encore autorisé aucun vaccin et ne devrait pas commencer à vacciner sa population avant au plus tôt la fin du mois de février.