Ma jeunesse à Font-Romeu : Chapitre 1 - Valentin Belaud
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Ma jeunesse à Font-Romeu : Chapitre 1

Le dimanche soir, on a tous connu cette petite boule au ventre à l’idée de reprendre le chemin des cours, puis du boulot. Etre à Font-Romeu en ce moment fait remonter en moi des instants de ma jeunesse que je voulais partager avec vous. J’ai passé quatre années ici qui m’ont forgé avant mon arrivée à l’INSEP. 4 années agréables, au collège puis au lycée.
C’est un retour aux sources et à mes débuts en équipe en France que j’ai intégrée dès l’âge de… 14ans
Et oui, déjà 12 ans que je me pare de « bleu blanc rouge ».
Je me souviens de mon premier jour ici, en septembre 2006, j’arrivais de Paris et je découvrais mon nouveau lieu de vie pour mon année scolaire. Je pensais arriver en colonie pour faire du sport et les premiers entraînements après les cours se passaient super bien.
C’était pour moi « tout nouveau, tout beau ». Nous étions logés en chambre de 4 et je découvrais mes 100 nouveaux camarades.
Moi qui aie toujours été d’un tempérament solitaire avec mon espace privé, j’ai vécu ici tout le contraire. Un très bon apprentissage de la vie en collectivité et du bien vivre ensemble. Mon tempérament solitaire s’est vite transformé et je n’étais jamais le dernier pour faire des conneries qui ont bien failli me coûter cher. Grâce à l’encadrement bienveillant j’ai juste eu à purger quelques heures de TIG (travail d’intérêt général) et à essuyer une bonne engueulade téléphonique de mes parents (c’était vraiment le plus facile). Pas de FaceTime et le secret espoir que la communication se coupe brutalement quand l’engueulade était partagée en hautparleur avec tout l’internat… 😂
Passées ces premières joies et le premier mois d’entraînement, j’ai réalisé que ça n’était pas juste une colonie. Alors que les entraînements s’intensifiaient, la météo pluvieuse d’octobre à Font-Romeu laissait du temps libre pour s’amuser avec un rien. Pas
d’activités comme à Paris. Quoi de mieux donc que d’aller à la patinoire et faire des sorties en VTT avec mes nouveaux amis.
Mon meilleur souvenir, la première année, arriva début décembre avec les premiers flocons de neige. Pas plus de 10 centimètres mais pour moi, comme pour les internes sportifs qui arrivaient de partout en France, c’était un spectacle qui nous scotchait le nez à la fenêtre, Impossible de suivre le cours de maths en classe… Trop excités!
Très vite ensuite, nous allions le samedi midi, 20 minutes après la sortie des cours, skis aux pieds avec les villageois de Font-Romeu et ses environs pour nos premières glisses sur les pistes. Un pur kiff pour un Parisien comme moi. Mais le ski de piste s’est vite transformé en ski de fond. Et, en ski de fond pas de remontées mécaniques, non, non ! Des remontes manuelles à la force des bras. Pour un débutant, comme je l’étais, les souffrances sur les skis duraient quelques heures. Je comprenais que la sortie à ski n’était plus juste un loisir mais un super entraînement musculaire hivernal, une véritable préparation physique…

Valentin à Font-Romeu, fin du Chapitre 1.
Dites-moi si vous voulez que je vous raconte la suite, et mes premières rencontres… Olympiques 😉