Réapprendre aux hommes à vivre en gentlemen

Je suis un sportif, un homme, un athlète de haut niveau. Et ce dimanche se termine une semaine (17-24 janvier) d’une campagne qui ne devrait plus avoir à s’inscrire à un agenda mais à nos fondamentaux #SportFemininToujours.
Difficile de citer une femme, un événement, un exploit en particulier pour clamer l’évidence du #PlusDeSportAuFeminin
Car toutes les femmes qui font avancer, chaque jour, la place de la femme dans notre société me marquent, m’interpellent, me poussent à réfléchir.
Mais puisqu’il faut se prêter à l’exercice et donner un visage à toutes celles dont le combat et la force m’inspirent, je retiendrais les actions d’une femme, magnifiquement forte et admirablement inspirante, ma psychologue, Meriem Salmi.

Cela fait déjà de nombreuses années qu’elle accompagne des sportives, des sportifs, des filles, des garçons, des femmes et des hommes et les aident à se (re)construire pour simplement vivre. Je n’ai pas commencé à travailler avec elle pour cela, j’y allais tout d’abord pour apprendre et progresser dans mon sport.
Mais son travail ne s’arrête pas au seuil de son cabinet et dépasse le cadre du sport: par petite touche, elle transcende les clivages, elle nous rappelle les fondamentaux et montre le chemin d’une masculinité élégante. Et c’est en devenant un homme meilleur que je progresse dans mon sport.
A mon propre niveau, je ne pense pas tout le temps à la condition de la femme mais plutôt à l’éducation de la masculinité.
L’éducation des hommes est pour moi le véritable problème et la vraie solution: tant que l’on ne s’attaquera pas directement à la base, c’est-à-dire à l’école, en apprenant aux plus jeunes garçons à bien se comporter, comment construire un savoir-vivre, un vivre ensemble juste, égal et sain?
Et ce soir, c’est un autre visage qui me donne espoir et confiance dans l’avenir du #PlusDeSportAuFeminin, celui d’une jeune sportive qui en avait assez que son entraîneur lui fasse la bise à tout-va… Avec ces copines, elles se sont réunies et ont imposé un check à leur coach – un poing levé pour ne plus consentir mais un poing tendu, à la rencontre de l’autre, pour se saluer en toute égalité.
Je suis fier de leur action. Je suis admiratif de ces athlètes, de ces femmes, de ces jeunes filles qui font bouger les lignes pour faire changer les choses.
Et les choses changent… trop lentement sans doute. C’est pourquoi c’est à nous aussi, sportifs, de prendre notre part pour retrouver une éducation élégante de la masculinité.