Un an déjà - Valentin Belaud
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Un an déjà

Un an aujourd’hui déjà que j’ai obtenu ma deuxième étoile. Alors, pour lancer une belle semaine, je vous propose un retour sur cette magnifique journée du 7 septembre 2019 à Budapest.
C’était mon 7ème championnat du monde. Ma saison avait été mouvementée avec des hauts et des bas mais toute la préparation estivale avait été parfaite. J’étais heureux du travail accompli et je me présentais en forme pour ce championnat. Dès les qualifications, que j’ai remportées, j’ai senti que la forme était là. La veille, ma psychologue Meriem Salmi m’a rejoint à Budapest pour m’accompagner sur cette finale. C’était une immense joie pour moi et un sacré atout de la sentir à mes côtés pour cette finale.

Je savais que Teddy Riner, qui travaille également avec Meriem, avait conquis son 9eme titre mondial ici à Budapest.
Alors, je m’étais juré d’aller chercher mon deuxième titre dans cette ville.
La journée démarre bien avec une belle escrime, sous les yeux de Meriem et Sébastien mon entraîneur, à mes côtés depuis tujours. C’est important car un jour de finale est toujours très stressant et là je savais que je pouvais compter sur eux pour garder le juste niveau de concentration. Pendant l’escrime, ma psychologue veillait à ce que je reste juste. Ni trop concentré, ni trop peu. Enfin, surtout pas trop compte tenu de mon caractère. C’est ensemble que nous avons ainsi construits cette belle escrime qui me permettait d’être placé dans les premiers.
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Ensuite, direction le nouveau Stadium où toutes les épreuves sont réunies. Je me souviens que cette fin de matinée était orageuse. C’est vous dire comme la journée allait être électrique.
J’adore ces sensations quand tous les athlètes sont concentrés pour aller chercher le titre. Peu importe ce qui s’est passé au cours de la saison, tout se joue dans l’instant, en une journée.
J’arrive donc pour la natation sous un déluge d’eau (de pluie). Ça tombait bien.
Les temps de mes adversaires n’étaient pas très bons et il se disait que le bassin n’était pas rapide… Un faux bruit de couloir ou de ligne d’eau, puisque j’y ai réalisé ma meilleure performance de la saison qui me plaçait dans le top 5 avant l’épreuve d’équitation. Je savais qu’un parcours à cheval réussi pouvait me permettre de jouer le titre ensuite sur la dernière épreuve.

J’ai alors profité du déjeuner pour passer un moment avec Meriem et Élodie. Un moment sympa qui m’a permis de m’échapper un peu de la pression de la compétition.
L’anecdote que je retiendrai est arrivée 1 minute avant que je monte à cheval pour ma détente. Meriem devant rentrer sur Paris, avant la fin de la compétition, Élodie avait la bonne idée de me demander de faire une photo de nous tous ensemble. Mais il n’y aura pas de photo, à son grand regret, car j’étais justement… trop concentré. Enfin, juste assez concentré pour sortir un beau sans-faute.

A peine descendu de cheval, je suis allé à la récupération, 10 minutes, le temps que les résultats sortent. Sébastien est venu m’annoncer que j’étais en tête avant la dernière épreuve avec… 1 seconde d’avance. J’avais la meilleure place pour aller décrocher ce titre, mais je savais aussi que nous étions 36 à le vouloir.
Je suis parti dans cette dernière épreuve à mon rythme et personne n’a pu suivre. S’en ai suivi un tir parfait au 3ème tir qui me donnait alors 42 secondes d’avance.

Je savais avant mon dernier tir que le titre était là, encore fallait-il finir le travail, avec mon expérience et le boulot effectué. J’ai validé tous ces entrainements passés en partant pour un dernier 800m de folie.

La Tribune française m’encourageait, c’était magique. Je vois en passant devant lui que Sébastien a la larme à l’œil. Ça y est, je sais que comme lui je tiens ma deuxième étoile.

Et dans la dernière ligne droite, Élodie m’attendait avec le drapeau français
Je m’en suis saisi, nous nous sommes regardés un instant. J’ai vu une grande fierté dans son regard, qui valait tout l’or du monde. J’ai conclu et brandi la bannière de champion du monde une centaine de mètres plus loin.

Les moments qui suivirent resteront à jamais gravés dans ma mémoire…
Pour conclure cette magnifique journée le Prince Albert m’a remis ma médaille d’or et le soir, Élodie était élue meilleure athlète de la saison. Une journée magnifique qui a été rendue possible grâce à vous tous qui m’accompagnez et me soutenez au quotidien.


Chacun a son 7 septembre, une date qu’il n’oubliera pas, pas vrai ?
Belle semaine à tous et il paraît que jeudi après-midi je suis à Saint-Appo’ avec Cyril Bongibault…
N’est-ce qu’un bruit de couloir ?